Initiative ACTF

Un article de Wiki.

2008/05/02

A la suite d'une réunion partielle en ligne du Comité d'Expertise sur le Nommage et de Membres @large de france@large il a été engagé un projet de réponse à la Consultation publique sur les modalités de gestion du domaine internet « .fr » et des extensions d'outre-mer.

Il a aussi été engagé l'action civile pour le .tf, "ACTF" pour la dévolution du domaine internet ".tf" aux Arts, Cultures et Techniques Francophones. Le nom de domaine "actf.fr" a été retenu pour le soutien d'un comité de signataires et la préparation de son organisme de gouvernance. Il sera ouvert dans la soirée. Une campagne de signatures de soutien à ce projet a été lancée pour demander à ce que suffixe soit mis à la disposition de la francophonie artistique, culturelle et technologique dans les meilleurs délais.

Il est proposé que cette initiative soit poursuivie en coopération avec toutes les organisations de la francophonie et en particulier avec les diverses associations du paysage internet francophone et qu'elle soit mise en France à l'agenda des assises de l'Internet et du Forum de la Gouvernance de :l'Internet français (FGI-FR) auprès de l'AFGI [1].

D'accord commun, il est également souhaité que les conditions de mise à disposition soient libres de toute lourdeur administrative et commerciale, que la gouvernance de la zone ".tf" soit le fait de ses registrants, dans des conditions économiques permettant son ouverture à tous les francophones du monde.

La seule contrainte imposée aux utilisateurs de la zone francophone devrait être l'usage du français comme langue principale et l'accueil de tous les parlers locaux et langues régionales qui le désirent tout en soutenant la création de zones de nommage propres favorable au développement de leurs arts, de leurs cultures et de leurs technologies.

En cela, cette initiative a conscience d'être un facteur fort de développement durable, subsidiaire et solidaire participant à la paix mondiale et à l'harmonie interculturelle par une nouvelle vision de la globalisation, fondée sur le respect de l'individualité et de la diversité.


Objections reçues

L'extension .tf est normalement dévolue, d'après la norme ISO "Territoires Français du Sud", aux TAAF (Terres Australes et Antartiques Françaises). Vous vous préparez à commettre un viol inacceptable.

C'est en raison du statut administratif des TAAF que cette tâche leur revient de droit. De la même façon qu'il leur est revenu le pavillon de complaisance français pour la Marine marchande. Si l'on procédait autrement, c'est là qu'il y aurait viol.

Il est toutefois nécessaire que la reconnaissance de ce droit soit appuyée par un comité de la société civile de façon à ce que l'absence de population permanente de ces territoires ne provoque pas de blocage. Les populations occasionnelles sont des populations de scientifiques francophones et de militaires français. Les TAAF ne font pas partie du territoire européen, ce qui leur donne une autonomie et une symbolique politique particulière. La Consultation publique est précisément, selon la loi, là pour permettre d'adresser cette question qu'elle soulève.

En ce qui concerne les autres territoires non continentaux européens, je suis bien entendu totalement d'accord avec toi. D'autant que nous demandons également l'attribution du code et du TLD résultant ".ce". L'absence du code "CE" est une anomalie comme celle de Jersey, Guernesey, ... qui avaient un ccTLD mais pas de code ISO 3166 jusqu'à l'année dernière.

Un code pays n'est pas un code d'Etat. Il est nécessaire au classement, aux statistiques, au routage, etc. La normalisation AFNOR sur les mers et océans qui devraient devenir une norme ISO introduit la continuité géo/administrativonormative de la planète, sauf pour les Îles non reconnues, ce qui pose nombre de problèmes pratiques.

Enfin, le nommage est une ressource virtuelle de l'économie d'un territoire. La pratique commerciale américaine des noms de domaine a caché cela, et parle de ccTLD de convenance pour tv, cc, to etc. C'est comme si l'on disait que le tourisme est une industrie de convenance. Chaque territoire a le droit (cf. SMSI) d'utiliser son nommage dans le cadre de sa politique générale, économique, relationnelle; etc. Il est certain qu'avec le réchauffement de la planète et l'internet grandissant du continent austral et dans le cadre des conventions internationales qui le régisse des conditions économiques nouvelles s'ouvrent. Une utilisation intelligente du TLD ".tf" dans la conformité des droits et des obligations des TAAF permet d'en faire un territoire "scientifique" (ce qu'il est) et non plus seulement un registre de navires marchands et un émetteur de timbres de collection. Il s'agit ici de lui permettre de supporter le registre d'une zone industrielle virtuelle d'avenir et commune à toute la francophonie qui est celle de la noétique. C'est aider à la préserver comme zone écologique et de recherche de premier ordre en en faisant une zone économique virtuelle de première grandeur. La première au monde.

Nous avons des projets d'évolution concrets pour une telle zone, de souveraineté postale s'étendant aux datacommunications et de registre international maritime s'étendant au nommage.

Nous avons même dès aujourd'hui un projet pratique et peu couteux de portée mondiale, qui est de faire des Kerguelen le lieu de la mémoire du monde. Il consiste simplement à y enfouir un abri mémoire où chacun puisse envoyer ses fichiers, à commencer par les mémoires artistiques, culturelles et techniques de la francophonie. C'est sans doute, en effet, l'un des endroits sur terre qui craigne le moins une bombe atomique et les effets d'un cataclysme nucléaire, la montée des océans en raison de son escarpement, l'effet sur les mémoires du réchauffement climatique, et des déprédations de vandales locaux.

L'investissement initial très faible rend aisé le lancement d'un tel projet. Sa reconnaissance, favorisée par son originalité, devrait lui donner la notoriété nécessaire pour y stocker les références communes, et d'entreprise. Peu à peu, c'est un petit développement économique permanent qui pourrait s'y développer.

Bien d'autres possibilités s'offrent à un territoire souverain, relevant d'une grande nation économique et politique comme la France, dans la "verticalité" eurafricaine, n'ayant pas de résidents, mais déjà une économie propre.

C'est pourquoi notre proposition demandera à ce qu'il soit reconnu un rôle administratif statutaire particulier à l'assemblée des registrants dans la gestion de l'espace de nommage, de façon à créer et expérimenter la notion de résident virtuel qui sera sans aucun doute peu à peu reprise (les sociétés non-résidentes existaient en Grande-Bretagne) par certains Etats. C'est pourquoi il conviendrait que la France, dans la ligne de cette consultation qui étaie la notion de service public de nommage prenne l'initiative d'une coalition dynamique sur ce sujet et qu'il soit inscrit aux thèmes de travail du FGI-FR.

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