LB2008 - Introduction
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Le monde où nous sommes
Depuis le début du XXème siècle nous avons connu d'immenses changements dont le moindre n'est pas un changement de paradigme, c'est à dire de la vision que le monde a de lui-même. Nous cherchons à l'explorer et à le comprendre pour continuer à nous y faciliter notre vie physique, pratique et intellectuelle.
Ce qui nous intéresse ici est ce qui concerne cette facilitation, son optimisation et la réduction des risques qu'elle peut représenter.
Nous ne nous poserons pas en détail la question de la source de ces changements mais n'éviterons pas ce que peuvent apporter en parallèle nombres de réflexions, d'approfondissements ou propositions théologiques, philosophiques et scientifiques. Après avoir observé le scientisme, la relativité, les théories quantiques, le formidable développement technique puis numérique, la montée en puissance cybernétique, les mathématiques de l'information, les utopies de l'automation, de la technocratie, du transhumanisme ou du post-humain, etc. nous adopterons simplement ce qu'ils ne contredisent pas et que suggère l'observation : que pour être impressionnants ils sont de simple écologie sociétale face à la marée démographique et ses conséquences pratiques.
Considérant les choses dans une perspective de communications, nous observerons que la montée démographique a pour première conséquence d'éloigner de nous l'interlocuteur pertinent ou de le cacher par des interlocuteurs non-pertinents.
Le changement de paradigme
Selon Aristote, la Vérité est d'évidence et de nécessité.
Après l'évidence qualitative de la primauté humaine du politique et des arts du monde géocentrique, nous nous sommes engagés dans la démo-technocratie quantitative des révolutions copernicienne, des Lumières et industrielle portées par le primat du calcul scientifique et financier. Aujourd'hui, nous avons pénétré les fractalités successives et nous atteignons la sphère significative, portés par la bonne intelligence de la convergence numérique, de la diversité multilinguistique, de l'émergence sémantique, à tout le moins dans notre domaine. Après avoir vu l'objet, analysé son système interne, nous arrivons au consensus de son essence universelle et nous voulons à la fois savoir "comment cela marche" et en tirer avantage.
Ceci semble réclamer une compréhension générale, une conscience des choses, une maitrise des moyens et une capacitation sociale qui exigent des solutions de facilitation allant bien au delà de ce que nous avons envisagé jusqu'à présent et qui ne parait pas sans danger. Nous voyons poindre une sorte de "technolocratie ambiante" où les experts remplacent la force guerrière et les traités diplomatiques par la norme indolore, omniprésente et nécessaire pour contraindre les peuples à leur obéir. Il se pose dès lors la question de comment faire pour qu'au sein de notre société anthropomécanique la machine puisse être l'esclave de l'homme et non poursuivre la vision de Platon d'un homme esclave [de la machine] de l'homme.
Notre propos
Notre propos est de nous entre-aider à obtenir les moyens, savoirs, et compréhension permettant d'être son propre maitre et de bénéficier pleinement de la société voulue par le SMSI, pour nous-même et les nôtres, comprenant bien que dans un monde en relation globale, ce qui est bien ou mal pour l'un, l'est en retour pour tous.
Pour cela nous voulons comprendre le fond des choses pour en tirer le meilleur parti, sans plus mettre la charrue avant les bœufs simplement parce que certains gagnent plus à vendre la charrue qu'à faire avancer le sillon. Ceci signifie de prendre les choses dans l'ordre, en les modélisant de telle façon que nous puissions nous comprendre lorsque l'on en parle et être chacun plus efficace lorsque nous voulons en tirer avantage.
Ce qui suit n'est donc ni un rapport à une autorité centrale, ni un plan décentralisé commun. C'est un concert cohérent, distribué et divers de contributions que chacun - étant à soi-même sa propre autorité - peut choisir ou non d'ignorer, de compléter, ou de tirer avantage.
